Chapitre 4 — Les sept jours de grâce

L'absence de lumière fait qu'j'suis dans le noir

On se dit frères parce qu'on fume quelques noix

La méchanceté des hommes m'attriste beaucoup

La voix des anges résonne moins qu'celle des vautours

Damso – Δ. Dieu ne ment jamais

Les Dieux sont très attachés aux nombreuses traditions que la Société des Anges a définies et sont particulièrement attentifs à celles liées au début des missions. Il y en a trois principales :

Les sept jours de grâce sont pour l’Ange un temps de préparation essentiel pour que le reste de la mission se déroule bien.


Le premier jour, je me suis concentré exclusivement sur la Première Attaque. Très tôt dans la matinée, j’ai reçu des informations sur le Dieu qui avait acheté ma mission sans qu’on ne me dévoile son identité. Je savais qu’il était l’actionnaire majoritaire d’une importante banque européenne, de deux grands groupes de médias néerlandais, d’un complexe hôtelier de luxe présent principalement en Asie et en Océanie et qu’il était un important mécène de l’art en France. Sur internet, il était impossible de trouver son nom ni de savoir que toutes ces entreprises appartenaient à la même personne. J’avais rendez-vous avec le Dieu dans le 15ème arrondissement, à l’angle de la rue Cauchy et de la rue Gutenberg, le soir même à 19h.

Je déteste les rencontres avec les Dieux. C’est un exercice dans lequel je ne suis pas à l’aise et qui me stresse. Cela me stresse car à la suite du rendez-vous de début de mission, le Dieu peut décider de maintenir la mission mais avec un nouvel Ange à sa tête. Cela arrive très rarement mais ça m’est arrivé pour ma deuxième mission, il y a des années. A l’époque, la Société des Anges m’avait donné 25 000€ et je n’ai plus jamais entendu parler du Sujet que j’avais présenté.

Dès 18h30, je suis sur le lieu de rendez-vous. Je tourne en rond sur le trottoir pour me réchauffer. Puis je vois une voiture noire arriver, je ferme les yeux, des mains me tirent en arrière, me bandent les yeux et me font entrer dans le véhicule. Mes yeux sont fermés sous le bandeau, je pose ma tête sur la vitre froide de la porte et me concentre sur les vibrations du véhicule. La voiture démarre, puis ralentit puis redémarre. On quitte la ville rapidement. Je sens que nous roulons vite, j’entends les voitures que notre véhicule dépasse. Je joue avec ma montre. Je l’enlève, fais glisser le bracelet en cuir le long de mes doigts, le tords, le remets puis l’enlève à nouveau et recommence ainsi machinalement sans y réfléchir. Les personnes qui m’ont enlevé ne disent rien. Je sens l’odeur de déodorant de l’une d’entre elles. Il se passe une heure, peut-être plus, sans que l’on change d’allure puis je sens que la voiture ralentit. J’appuie sur le bouton de la fenêtre qui s’entrouvre. Un vent glacial et bruyant rentre dans le véhicule et j’inspire profondément. Le froid pénètre dans mon nez et mes poumons. Je referme la fenêtre et le vacarme s’éteint. Nous sommes presque arrêtés. J’entends le bruit d’un portail métallique qui s’ouvre. Le véhicule avance sur une centaine de mètres puis le chauffeur coupe le moteur. Ils ouvrent leurs portes et je me redresse. Ils me tirent en dehors de la voiture, je sens le froid saisir mes joues et mes oreilles. Ils me tiennent chacun un bras et nous avançons. Le bruit du vent est entrecoupé par le bruit du gravier que nous tassons en marchant. Pour la première fois j’entends la voix de l’une des deux personnes qui m’indique le nombre de marches. Nous passons une porte et mon corps se réchauffe. La pièce sent le vieux meuble et la poussière. On me guide de pièces en pièces puis on m’arrête enfin. On prend ma main pour la poser sur un accoudoir en cuir et on m’ordonne de m’assoir dans le fauteuil. Je m’exécute. J’entends les deux personnes partir et fermer la porte. J’attends. Un feu de cheminée me chauffe sur le côté gauche. Je suis trop près du feu mais je ne déplace pas mon fauteuil, je tourne juste la tête de l’autre côté. J’attends en me concentrant sur les crépitements et sur l’odeur de feu de bois. Puis, je sens une odeur en plus. Une odeur d’eau de Cologne. Je comprends que le Dieu est déjà dans la pièce et qu’il m’observe. Que la partie a déjà commencé et qu’il est déjà en position de force.

« Bonsoir » dis-je en me redressant. J’entends qu’il marche dans la pièce. Je pense qu’il a une canne mais je n’en suis pas sûr. Le bruit de cuir qui s’étire me permet de savoir qu’il s’assoit dans un fauteuil similaire au mien.

« Bonsoir » me répond-il. Je suis surpris par sa voix. Elle est envoûtante. C’est une voix fatiguée avec un timbre légèrement grave, elle est pleine de malice. C’est très déroutant, je ne m’attendais pas à une voix pareille.

« Savez-vous où vous êtes ? » me demande-t-il.

Je le sais. En parcourant les serveurs des principales sociétés qu’on m’a indiquées dans la matinée, j’ai remarqué qu’elles recevaient toutes des emails provenant d’une adresse IP localisée dans un village de Normandie, près d’Alençon. Des recherches sur ce village m’ont permis de trouver l’endroit où vit le Dieu, le manoir où nous nous trouvons. Je le sais mais il risque de s’énerver si je le lui dis. Cependant, je ne veux pas lui répondre que je ne sais pas. Je cherche une parade.

« A première vue, je dirais qu’on est chez vous. »

Il répète ma phrase, la murmure entre ses lèvres puis marque un temps.

« C’est vrai, mais c’est plus que cela. Ce lieu est pour moi plus qu’un lieu de vie, c’est un lieu de pouvoir. De mon pouvoir. Avant d’en être le propriétaire, ce monument historique et l’ensemble du parc qui nous entoure appartenaient à l’Etat. C’était un bien public. Un lieu très important pour les gens de la région. Les weekends, le parc était plein de familles qui piqueniquaient, d’enfants qui jouaient, de sportifs qui s’entrainaient. Et le bâtiment était en quelque sorte une importante salle de fête pour toutes sortes d’évènements et d’associations. »

Mes yeux sont toujours fermés sous mon bandeau. Je repenche ma tête pour me protéger de la chaleur. Je me concentre sur mes doigts qui suivent les coutures de l’accoudoir.

« Je suis arrivé par hasard dans ce lieu et je me suis demandé si j’avais le pouvoir de me l’approprier. J’ai racheté les dettes de la mairie, donné des pots de vins aux principaux conseillers régionaux, j’ai menacé le Ministère de la Culture de l’époque de ne plus renouveler mes dons aux principaux musées parisiens. En quatre jours, ce lieu devenait le mien. Le samedi qui suivit les grilles étaient fermées. Cela a fait beaucoup de bruit à l’époque. De nombreuses associations se sont créées pour annuler la privatisation. De nombreuses manifestations ont eu lieu. Les journaux en ont beaucoup parlé. »

Je connais cette histoire. J’ai lu dans l’après-midi les principaux articles à ce sujet. Aucun ne citait le nom du Dieu. Peut-être qu’aucun journaliste ne l’a découvert à l’époque. En une heure, j’ai réussi à trouver son nom, ou du moins un des noms qu’il porte, mais je ne dis rien. Je continue de le laisser parler.

« Cet énervement était jouissif pour moi. Car malgré la tristesse et la haine collective, personne n’avait assez de pouvoir pour faire changer les choses. Personne n’avait plus de pouvoir que moi. Vous n’avez aucune idée du plaisir que cela procure. Mais ce n’est cependant pas un plaisir absolu. Savez-vous pourquoi ? »

Je connais la réponse. Je ne compte plus les Dieux qui m’ont raconté des discours similaires. Je fais mine de réfléchir et récite :

« Car les gens ont pu personnifier leur haine. Même s’ils n’ont jamais su qui vous étiez, ils en ont voulu au mystérieux homme d’affaires qui leur a volé leur havre de paix.

— Tout à fait, reprend-il étonné de la justesse de ma réponse. Je n’ai aucun problème avec l’idée qu’on me haïsse, j’en tire même la plupart du temps un plaisir non dissimulé. Cependant, en me haïssant, ils atténuent leur agacement. Les gens de la région se sont réconfortés, soutenus, unis, en détestant l’inconnu qui avait plus de pouvoir qu’eux. »

Le feu s’éteint peu à peu, la chaleur devient supportable.

« Votre société procure quant à elle un plaisir entier. Le Sujet ne sait pas que quelqu’un est derrière son malheur. Il ne peut pas se réfugier derrière sa haine. Il culpabilise. La seule personne à qui il en veut, c’est lui-même. C’est un processus formidable. »

Il se tait. Je sens qu’il m’observe. L’entretien va bientôt se terminer. Je suis confiant, tout s’est bien passé. Après un temps, il me demande :

« Quelle sera la Première Attaque ?

— Il me semble que vous êtes propriétaire d’hôtels prestigieux dans le monde.

— Tout à fait.

— Il serait amusant de voir les conséquences d’un simple message de votre part à Mme Cléa Perret, responsable du Mandarin Oriental de Shanghai.

— Mme Perret ?

— Oui du Mandarin Oriental. On m’a indiqué que vous en étiez le propriétaire. »

Il fait sonner une petite cloche. Je reconnais le tintement des cloches utilisées par les Dieux pendant la cérémonie. Une personne rentre dans la pièce.

« Je dois vous dire que vous attisez ma curiosité. Que doit dire ce message ?

— “J’aimerais que les chambres de l’étage 24 aient une touche méditerranéenne. Organisez-vous pour avoir des propositions des plus grandes agences d’architecture d’intérieur de Chine avant mon arrivée le 23 mars“.

— Envoyez le message que vient de vous dire cet homme à Madame Perret. »

La personne sort d’un pas rapide.

« Quel est le lien avec le Sujet ?

— Vous verrez le 1er janvier. »

Je l’entends laisser échapper un rire. Il fait une nouvelle fois sonner sa cloche. Deux mains me prennent le bras. Je me lève, le salue et me laisse guider vers la sortie.

Dans la voiture, je repense à ce qui vient de se passer. Les motivations du Dieu sont assez classiques : il fait partie de la Société des Anges pour assouvir son besoin de supériorité, de pouvoir. Pour ne jamais oublier qu’il est au-dessus des hommes. Il me reste cependant une question en tête : pourquoi a-t-il payé une telle somme pour cette mission spécifiquement ? Aujourd’hui encore, je n’ai pas la réponse à cette question et je sais d’ailleurs que je ne l’aurais jamais.


Le deuxième jour, j’avais rendez-vous avec l’Archange, le directeur de la Société des Anges. Si les clients de la Société des Anges aiment le folklore et l’ensemble des traditions qui ont été mises en place, ce n’est rien par rapport à mon patron. Il s’en défend en plaidant que le protocole lui assure sa sécurité. Cependant, entre Anges, nous savons très bien que c’est un fou. Je reçus un message à 8h du matin me donnant l’endroit exact où je devais me rendre : « 6 rue du Paradis, quatrième étage, porte de droite ».

Une fois devant la porte, celle-ci s’ouvrit toute seule. J’entrai alors dans une salle grise seulement meublée d’une table et d’une chaise. Sur la table était posé un téléphone rouge dont le fil sortait du mur d’en face. Juste au-dessus de la sortie du fil, en plein milieu du mur, était accroché le masque que portait mon patron à la cérémonie. Le fil n’était pas relié à un réseau téléphonique, mais bien à un autre téléphone de l’autre côté du mur où se trouvait l’Archange. Il prenait toutes ses précautions pour, selon lui, préserver son anonymat. Mais surtout pour se donner de l’importance. Je pris le téléphone et engageai la conversation. Nous parlâmes longtemps de la manière dont je voyais la mission, des suivis que j’allais apporter au Dieu, des moyens que j’allais utiliser. Du fait du montant de la somme, il voulait que tout soit parfait et nous négociâmes pendant des heures sur la manière dont nous allions nous répartir les dépenses. Il accepta finalement de baisser sa commission et de prendre en charge le coût des Fileurs – les agents qui mettent en forme et présentent toutes les données collectées pour le Dieu.


Le troisième jour, je devais voir Raphaël qui est un Séraphin de la Société des Anges. Les Séraphins sont les personnes chargées des fonctions supports. Raphaël est considéré comme le comptable de la Société des Anges. Le voir est un passage obligé avant chaque mission. Il s’agit d’un petit homme aux yeux rieurs et aux cheveux blancs plaqués sur le côté. Lorsque je suis rentré dans son bureau, situé dans un prestigieux immeuble haussmannien du 7ème arrondissement, il m’accueillit avec son habituel sourire :

« Rentre, rentre. Ça me fait plaisir de te voir ! Dis donc, tu as gagné le jackpot ! Toutes mes félicitations. »

Il était habillé d’une veste en tweed et d’une chemise bleu clair dont les boutons semblaient sur le point de lâcher. Il m’invita à m’assoir, je lui remis le dossier de toutes les dépenses prévues pour ma mission, il le lut attentivement dans le silence le plus complet. Une fois qu’il eut fini de passer en revue l’ensemble des documents, il leva les yeux au plafond, les mains croisées sur son ventre. Il s’arrêta deux ou trois fois pour taper sur sa calculette, puis il se remit dans la même position. Après de longues minutes, il tourna son visage enjoué vers moi :

« Eh bien, on peut dire que ce n’est pas une mission comme les autres. On va travailler sur chaque point, on va rendre tout ça invisible. »

Le rôle de Raphaël n’est pas de surveiller les dépenses mais de trouver un moyen de les faire disparaître. Chaque euro dépensé pour la mission ne doit apparaitre nulle part pour des raisons de sécurité. Dans son métier, Raphaël est un magicien. A chaque fois que j’ai un rendez-vous avec lui, je me pose toujours la même question : derrière cette agréable bonhommie, réalise-t-il les conséquences de son travail ? Il connait nos missions, il connait par cœur la Société des Anges, mais prend-il vraiment conscience de la souffrance qu’éprouvent les Sujets ou se cache-t-il la vérité derrière ses chiffres ? Comprend-il que sans lui, nos missions ne seraient pas possibles ? Il n’afficherait pas un sourire si large s’il avait conscience des conséquences de ses actes.

Nous avons passé la journée à travailler sur les moyens pour cacher chaque dépense : utilisation de comptes tampon, création de holding fictive à l’étranger, remboursement en crypto-monnaies. Je sortis de son bureau à 22h30 avec tout en tête. La mission pouvait maintenant vraiment commencer.


Le quatrième jour, j’ai réuni une équipe de douze personnes. Ces douze personnes ont mis sur écoute et suivi les amis, la famille, les collègues d’Arthur. C’était la première fois que je travaillais avec une équipe aussi importante. Mais c’était aussi la première fois que j’espionnais autant de gens. Près de soixante-dix personnes étaient suivies. Chaque fois qu’ils utilisaient leurs ordinateurs ou leurs téléphones nous savions ce qu’ils faisaient. La moindre conversation téléphonique était enregistrée. Grâce au GPS de leur téléphone, nous pouvions les suivre. Les applications de streaming de musique ou vidéo nous permettaient de connaitre leurs goûts et même parfois leurs humeurs. En 24h, nous avions déjà trop de données. J’ai donc dû, le cinquième jour, engager des ingénieurs chargés de travailler sur l’analyse de toutes ces informations. Ce sont des associés de la Société des Anges, ils n’interviennent que sur des missions exceptionnelles. C’en était une. Leur travail s’est révélé essentiel pour la suite de la mission. Je connaissais non seulement la vie d’Arthur mais aussi celle de ses parents, de sa copine, de ses amis. Je connaissais leurs interactions, leurs liens. Ce qu’ils se disaient mais aussi ce qu’ils se cachaient. En sachant autant de choses sur l’entourage d’Arthur, je connaissais mieux sa propre vie que lui.


Le sixième jour, j’ai travaillé avec l’équipe des Fileurs. Leur travail a aussi été très important pour la bonne réussite de la mission. Le soir de la cérémonie, le Dieu se voit remettre une tablette numérique. Toutes les informations que nous collectons sont accessibles au Dieu par cette tablette. Les Fileurs doivent cependant mettre en forme toutes ces données. C’est grâce à eux que le Dieu s’intéresse à la chute du Sujet. C’est grâce à eux que le Dieu est satisfait de son expérience.


Le dernier jour de grâce est généralement un jour assez stressant. Il faut en effet que tout soit prêt pour la Première Attaque.


Durant cette semaine, Arthur a passé quatre jours à Bordeaux auprès de sa famille, avant de revenir à Paris le 29 décembre. Le soir de son retour, il est allé au restaurant le "Bon Vivant" dans le 10ème arrondissement pour l'anniversaire d’un de ses amis d’école de commerce, Alexandre. Le lendemain, il est allé chercher sa petite amie à la gare de Lyon où son train en provenance de Montpellier est arrivé à 11h32 (réservation faite via l’ordinateur personnel d'Anna Dubois sur le site oui-sncf.com le 12 décembre 2016 à 18h47).

Ils ont passé la journée et la soirée ensemble chez Anna. Le 31 au matin, ils sont revenus dans l'appartement d'Arthur où son colocataire, Antoine, les attendait pour préparer leurs costumes pour leur soirée du réveillon. La soirée était organisée par Stéphane Boujant, Louis Listau et Marc Lubois dans leur colocation, au 15 boulevard Saint-Martin (événement Facebook créé par Stéphane Boujant le 5 décembre 2016 nommée "Une soirée de l'espace").

Un des membres de mon équipe avait organisé un pari en interne pour savoir quels déguisements ils allaient réaliser. Mais l'historique internet d'Antoine ainsi que les échanges de messages entre ce dernier et Arthur, depuis trois jours, étaient assez explicites.

Echange de messages entre Antoine Chovin et le Sujet du 30 décembre 2016 via l'application Whatsapp

[11:15, 30/12/2016] Antoine Ch : Mec j'ai une bête d'idée pour samedi

[11:25, 30/12/2016] Arthur Gutain : Balance !

[11:26, 30/12/2016] Antoine Ch : On se déguise en cosmonautes avec des jets packs dans le dos !

[11:26, 30/12/2016] Arthur Gutain : Haha. Sache que j'aime l'idée mais que j'ai besoin de voir à quoi ça ressemble

[11:28, 30/12/2016] Antoine Ch : Je t'ai envoyé un lien sur Facebook

[11:28, 30/12/2016] Arthur Gutain : Haaaaaaaa !

[11:28, 30/12/2016] Arthur Gutain : C'est la folie !

[11:29, 30/12/2016] Antoine Ch : Il faut trouver des énormes bouteilles !

[11:30, 30/12/2016] Arthur Gutain : Grave, je sais pas où on en trouve

[11:30, 30/12/2016] Antoine Ch : Sinon, on fait une boîte et des tuyères !

[11:30, 30/12/2016] Arthur Gutain : Je ne vais pas te mytho. J'ai googlé tuyères

[11:31, 30/12/2016] Arthur Gutain : Ouais ça peut être une bonne idée

[11:31, 30/12/2016] Arthur Gutain : Le train d'Anna va arriver, on en reparle

[11:31, 30/12/2016] Arthur Gutain : D'ailleurs il faudra aussi un déguisement pour elle

[11:32, 30/12/2016] Antoine Ch : Ça marche, on fera les costumes demain à la maison


Ils ont repris leur conversation à 16h37 pour établir une liste d’accessoires. Le GPS du téléphone d'Antoine a indiqué qu'il est allé à 17h12 au Castorama de la place de Clichy, il a payé avec sa carte pour acheter tout le matériel nécessaire (montant : 32,90€) puis il est passé à la papeterie du 12 de la rue des Martyrs pour acheter des feuilles Canson (payé en espèces, montant précis inconnu).

Après avoir déjeuné le 31, Arthur, Anna et Antoine ont regardé un film (Rain man, via l'application Netflix, compte d'Antoine Chovin). A 18h, Louise, la copine d'Antoine, les a rejoints. Ils ont diné tous les quatre : du foie gras (achat fait par Louise Gutain (mère du Sujet) le 26/12/06 via sa carte bleu, boutique fois-gras Lafitte, montant total : 37,50€), du saumon, des ramequins d'œufs gratinés aux lardons (recette consultée par Louise Evino via son téléphone portable sur le site marmiton.org). Vers 21h30, ils sont partis à leur soirée en métro (Entrés dans le métro à la station Barbès-Rochechouart à 21h40, information via Pass Navigo).


Tout était prêt pour la Première Attaque. Mon équipe était sur le coup pour analyser, collecter, mettre en forme toutes les données qu'elle allait déclencher.

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